Le lac Titicaca

Publié le par Céline & Guillaume

Nous avons passés quelques jours sur les rives du lac Titicaca.

Nous sommes tout d'abord allés côté bolivien, à Copacabana, rien à voir avec la plage brésilienne, quoique...

La petite histoire raconte qu'un marin se serait perdu sur les côtes brésiliennes et aurait imploré Notre Dame de Copacabana (la bolivienne) pour retrouver son chemin et en aurait donné le nom à la célèbre plage.

Mouais, faut voir, parceque la plage en question, c'est pas vraiment une plage de grenouille de bénitier!

 

De Copacabana nous partons pour "l'Ile du Soleil", la plus grande île du lac.

Nous passons la journée à nous y promener et visiter nos premières ruines de temples incas.

Nous y retrouvons aussi Maggy et Eddy, un couple français rencontré à La Paz que nous devrions recroiser régulièrement compte tenu de leur parcours et leur timing similaire au nôtre.

Nous passons la nuit sur cette île et partons le lendemain pour passer la frontière.

 

Nous arrivons à Puno, toujours sur les rives du lac mais côté péruvien.

Nous y passons une nuit et décidons de partir le lendemain pour les îles flottantes "Uros".  Nous laissons nos gros sacs en consigne à l'hôtel et emportons un mini sac à dos avec l'espoir de passer la nuit sur une île flottante.

Nous partons donc avec pour toute trousse de toilette une brosse à dents puisque bien évidement, les îles sont dépourvues de douche (peut-être même de toilettes...) et un collant technique pour la nuit qui s'annonce fraiche. Ca nous offre au moins l'avanatge de voyager léger!

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Nous visitons une première île, habitée par six familles.

Chacune à sa maison faites de roseaux et à l'extérieur, un petit coin cuisine qui se compose juste de deux recipients en terre cuite alimentés par le feu. L'induction, c'est pas pour tout de suite!

 

Les habitants de l'île nous explique leur façon de vivre, à commencer par la construction de leurs îles. En fait, il s'agit d'un bloc de terre où pousse le roseau qu'ils découpent à la taille qu'ils souhaitent, et sur laquelle est entassée une multitude de roseaux séchés qui au contact de l'eau finit par pourrir, d'où l'intéret de renouveler régulièrement cet apport de roseaux séchés pour ne pas que l'île s'affaisse. Pour nous c'est rigolo de marcher sur ces îles de roseaux séchés, on se croirait à un festival en Bretagne quand on marche sur la paille!

 

Les habitants sont très accueillants avec les touristes, et pour cause, ils ne vivent quasiment que du tourisme. C'est donc l'occasion de nous montrer tout leur artisanat et bien sûr, nous nous sentons obligés d'acheter quelque chose.

Nous hésitons longuement entre les nappes brodées "Lac Titicaca" (un peu comme quelqu'un que je ne nommerai pas et son "Martinique 2005, j'y étais!")et les  housses de coussins de toutes les couleurs de l'arcenciel avec des têtes de lama. Nous ne savons que choisir.... Nous finissons par acheter la chose la moins moche à nos yeux mais qui nous est complètement inutile: un mobile! Super puisque nous n'avons pas d'enfant!

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Nous quittons cette île sur un immense bateau de tortora (de jonc tréssé) pour une île voisine.

Là nous changeons radicalement d'ambiance. Sur cette île un restaurant, une superette et un hôtel pour touristes avec chacun sa petite maison en tortora. Nous ne sommes plus vraiment emballés pour y passer la nuit. Nous souhaitions partager une soirée avec une famille et non pas entre touristes.

 

Nous nous éloignons discrètement des autres et tentons une approche avec les hommes de la première île. Nous marchandons une nuit sur leur île diner inclus, ce qu'ils acceptent après moultes négociations sur le tarif.

Nous repartons donc sur leur bateau pour passer le reste de l'après-midi avec eux et la soirée.

Nous sommes accueillis dans une petite maison par une famille. L'après-midi, c'est confection de leur artisanat (celui qu'on aime tant). Ils nous montrent donc comment ils travaillent et nous en profitons pour leur poser toutes sortes de questions, auxquelles ils répondent franchement.

Le soileil décline et les températures s'affaissent. Nous commençons à superposer nos couches de vêtements et sortir nos polaires. Nous voyant nous emmitouffler, ils nous proposent de porter leurs vêtements (plutôt traditionnels) plus adaptés que les notres et plus chaud aussi.

Nous voilà donc déguisés en péruviens, il ne manque que les nattes à Céline et la flûte de pan à Guillaume.

Nous sommes pret à affronter le froid et nous profitons du coucher de soleil pour sortir prendre quelques photos. Sur l'île, toutes les autres familles rient en nous voyant habillés comme eux. Nous jouons dehors avec les enfants quand débarque un homme, chanteur peut être célèbre au Pérou pour tourner son clip. La chance (ou pas) a fait qu'il a choisit l'île sur laquelle nous nous trouvions au moment où nous étions attifés de la sorte. La suite bien évidement, c'est Céline qui sans rien demander à personne apparait sur la vidéo en costume péruvien à côté du Julio Iglésias local!

Le pire, c'est qu'il nous a promis de la diffuser sur "You Tube", la grande classe!

 

Nous retournons avec notre famille dans leur maison et leurs proposons un petit jeu avant le diner. Ils sont très motivés car n'ont pas vraiment de divertissement. Nous sortons notre jeu de "Uno" un peu simplet, mais justement facile à expliquer pour les joueurs de tous ages confondus.

C'est un franc succès, nous débutons à trois joueurs, puis petit à petit, tout le monde débarque dans la petite maison et veut prendre part au jeu.

Nous jouons sans cesse jusqu'au moment de passer à table.

Le diner se passe bien, nous sommes reçus comme de vrais invités.

Nous allons nous coucher tôt car le lendemain, un des pères de famille nous conduit sur la terre ferme à six heures du matin, puisqu'il y conduit ses enfants comme chaques jours afin qu'ils se rendent à l'école.

Nous remercions chaleureusement notre famille et leur offrons notre jeu de "Uno" (qu'est ce qu'on va faire de nos soirées maintenant?) puisque demain matin, nous ne les verrons pas.

Nous rentrons dans notre petite maison de tortora éclairée grâce aux panneaux solaires où une couche épaisse de roseaux séchés fait office de sommier. Nous nous couchons dans le lit préparé pour nous avec six couvertures!

Ca pèse tellement sur nos jambes que tout mouvement est inenvisageable une fois allongés.

 

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Nous partons au lever du soleil heureux d'avoir passé de si bons moments.

Les habitants de cette île nous ont accueillis chaleureusement et ont tout mis en oeuvre pour nous faire partager un morceau de leurs vies.

Ils ont été extrèmement gentils et soucieux de notre bien être sur leur île.

C'est une soirée particulière que nous avons savouré en leur compagnie.

 

Céline & Guillaume.

Publié dans Perou

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T

Tu as le nom de la vidéo et de l'artiste ?


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D

Quels beaux moments vous avez passé dans cette famille péruvienne . Moi aussi je veux voir le clip de Céline chanteuse ! Au fait , c'est fini le mal des hauteurs ?Continuez à profiter
intelligemment de votre périple . Gros bisous , à + tard .


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V

j 'espère que nous aurons la joie de voir Céline habillée en péruvienne. Magique aussi de pouvoir partager la vraie vie des locaux!!!!!!!!!que de souvenirs pour demain n'est -ce pas? quant au
mobile; je sais ce que vous pourriez en faire s 'il vous encombre trop ! gros bisous à bientôt les photos!!!!!!!!!!!!!!


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M

Coucou les aventuriers !
Merci encore pour les médocs ! Nous somes aussi à Arequipa dans un hôtel avec le wifi à 30 soles pour 2 au 103 rue Puente Grau "La posada del Virrey".
Bisous à vous 2 et surement à très bientôt.
Maggy et Eddy.


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